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Restauration de la zone littorale du lac de Neuchâtel par le noyage de matériaux d'excavation issus de tavaux autoroutiers

Les travaux de construction de la route nationale 5 sur le littoral neuchâtelois ont engendrés une production importante de matériaux d'excavation. Une partie de ces matériaux a du être éliminée. A cette fin, une solution alliant les intérêts économiques et environnementaux a été imaginée. Elle consiste à restaurer la zone littorale lacustre entre Cortaillod et Vaumarcus en comblant les fosses de dragage désaffectées, aujourd'hui inhospitalières à la faune et la flore aquatiques.

  • Situation initiale
  • Situation dégradée
  • Situation actuelle
  • Principe de noyage
  • Ponton de noyage
  • Vue 3D de la zone littorale
  • Vue 3D après restauration
  • Vue 3D après restauration 2
  • Trichoptères
Zone littorale avant les dragages
Photo 1 en taille normale

 

Pourquoi ce choix ?

Les avantages de ce projet sont multiples. Au cours de la phase de chantier, le transport par voie lacustre évite les nuisances sonores, la pollution de l'air et les nuisances annexes qu'occasionnerait un trafic de camions sur la route. Sur le plan financier, l'avantage réside avant tout dans l'économie qu'engendre l'acheminement des matériaux par voie d'eau et l'absence de taxes de décharges. Bien évidemment, il ne faut pas oublier les bénéfices environnementaux très positifs engendrés par ce projet sur la zone littorale actuellement dégradée. Il est important de préciser que la qualité chimique de ces matériaux doit être irréprochable.

 

Comment faire concrètement pour restaurer la zone littorale?

Le but de la restauration de la zone littorale est de recréer un profil s'approchant au mieux de la situation naturelle. Une des contraintes principales à respecter consiste à garantir la stabilité des remblais sous-lacustres. Or, les matériaux destinés au noyage sont précisément ceux non réutilisables ailleurs, c'est-à-dire, ceux dont la granulométrie est fine et/ou l'angle de frottement interne peu élevé (en résumé les sables, les limons et les argiles). Pour réaliser un talus stable avec une pente de 30°, il a été imaginé de déposer ces matériaux à l'abri d'une digue constituée de matériaux à frottement interne élevé.

Toutefois, l'immersion de matériaux dans le lac ne peut se faire sans mesures de précautions particulières.

En effet, la libération de particules fines est susceptible de causer de grands dommages à la faune et à la flore comme à certaines activités humaines. Résultant du fruit de nombreuses recherches et essais, c'est la méthode d'immersion par pipeline (tube plongeur) qui s'est révélée la plus performante. Ce système permet notamment de limiter considérablement la mise en suspension et la dispersion des particules et d'obtenir une précision d'immersion permettant de respecter scrupuleusement les exigences géométriques de la restauration. Les activités de noyage ont commencé en 1996 et se sont achevées en mai 2006. Au total, entre les sites de Cortaillod, st-aubin et Vaumarcus, 13 ha de zone littorale ont été restauréesres.

 

Comment évaluer la qualité des reconstitutions ?

Le moyen utilisé pour surveiller les éventuels impacts des travaux de restauration sur le milieu lacustre et pour évaluer la qualité des reconstitutions est le suivi biologique de la faune et de la flore aquatique. Ainsi, plusieurs suivis biologiques ont été mis en place le long de la zone littorale entre Cortaillod et Vaumarcus. Le principal bioindicateur utilisé est la macrofaune benthique (organismes aquatiques de plus de 2mm, vivant sur le fond ou à l'intérieur des sédiments) dont l'appréciation est évaluée grâce à une méthode très proche de l'IBGN (indice biologique global normalisé). Le recouvrement des macrophytes (plantes vasculaires aquatiques) est également un paramètre important qui fait partie des suivis biologiques, tout comme l'observation de la faune piscicole. Les études réalisées sont donc les suivantes :

 

Quels sont les éléments déterminants pour la réussite de la réalisation ?

Le suivi biologique des parcelles test et des zones restaurées met en évidence les facteurs essentiels à la réussite de la réhabilitation des anciennes fosses de dragage désaffectées dans le but de promouvoir une biodiversité équivalente ou supérieure à la situation initiale précédant les dragages. Il s'agit de:

 

En conclusion, le projet de reconstitution atteint-il ses objectifs ?

Le projet de restauration de la zone littorale est un succès grâce auquel la zone littorale dégradée par les dragages revit. Le suivi des zones restaurées montre en effet que les reconstitutions sont à nouveau colonisées par une flore et une faune diversifiées mais sans toutefois atteindre la qualité biologique initiale précédant les dragages. Ceci s'explique en partie par l'absence de particularités topographiques comme des affleurements rocheux ou des hauts-fonds caractéristiques dans le secteur, c'est pourquoi des recouvrement locaux et des digues sous-lacustres avec des matériaux présentant une granulométrie biologiquement favorable ont été effectués.

 

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